25 août 2010
ALBON - LA TOUR -
Petite échappée à la tour d'albon ou un panorama , à perte de vue, s'étend ! Cette TOUR est très importante dans l'histoire. C'est de cette modeste ruine qu'a été créé : Le Dauphiné. Cette puissante province comporte de nombreux châteaux et ruines dont certains sont décrits dans ce livre. |
Département : 26 - DROME
Le château :
Situation :
Albon est un petit village sur la rive gauche du Rhône, entre Vienne et Valence. La tour de l'ancien château est immanquable tant elle surplombe de 336m la plaine. La vue est magnifique sur :
- * La vallée du Rhône, (axe de circulation mais aussi d'invasion),
- * La vallée de la Valloire,
- * Les monts du Vivarais,
- * Les terres froides (dénomination des collines au nord de la rivière Isère).
De nombreux panneaux routiers me guident jusqu'à son sommet où un parking m'attend. mais je vous conseille de laisser la voiture au village; et de prendre le chemin pédestre en montée. Vous découvrirez mieux les richesses du monument mythique du Dauphiné.
Description :
L'ensemble actuel est le résultat d'une évolution du bâtiment sur 6 siècles.
En arrivant depuis le village, on découvre d'abord un long mur de galets et de molasse. Il devait entourer l'ancien village. Ce mur est puissant, épais mais en très mauvais état. Il est dénué d'archère, ce qui semble impossible pour un mur médiéval.
En levant un peu la tête apparaît enfin la tour maîtresse du château, celle qui a donné naissance au Dauphiné
A ses pieds, il faut marquer un temps d'arrêt pour apprécier le paysage. En baissant les yeux, coté Ouest, un imposant bâtiment rectangulaire apparaît dans l'herbe jaunie de cette fin d'été dans ce que est logique de nommer : La basse cour".
La Basse Cour :
Le système palatial monumental est composé :
- * D'une chapelle en pierre (aujourd'hui disparue car les matériaux ont été utilisés pour la construction d'une autre église).
- * D'une vaste Aula (le bâtiment de plus remarquable de la basse cour).
La Aula n'est peut être pas imposante aujourd'hui car ses murs ont disparus, mais ce bâtiment était très important. Il est situé au centre du domaine castral. Il semble que les Comtes d'Albon se soient inspirés des grandes aulas Impériales. Ce bâtiment démontrerait l'appartenance de cette famille dans l'élite du Saint-Empire.
Avec les différents aménagements durant 4 siècles, il est très difficile d'en déterminer l'architecture et le luxe.
La Tour :
Elle devait être construite en bois au 10ème siècle (des fouilles ont montré de nombreuses traces de pieu dans le sol). Puis vers le 12ème, une construction plus solide la remplace. La tour a un plan carré de 7m x 7m. Ces murs ont une épaisseur de 1,5m et sont réalisés par 2 parements en molasse entre lesquelles a été coulé un mélange de galets (très abondants dans la région) et de mortier. Les angles ont bénéficié d'un soin particulier (pierres minutieusement taillées).
| Elle comportait 3 niveaux de plancher (en bois ?) aujourd'hui disparus. Les ancrages des poutres sont nettement visibles : | ||
| * | Le rez de chaussée devait être le "magasin de provisions" (classique dans les "donjons" du 13ème siècle). Il était accessible par une trappe depuis le premier étage. Dans le mur Ouest, une brèche récente a été creusée. | |
| * | Elle nous permet de voir à l'intérieur (mais attention aux pierres et surtout aux "crottes" des volatiles | |
| * | Le premier étage comporte une ouverture en plein cintre. C'est l'entrée principale et unique de la tour. Une échelle en bois permettait son accès. Elle était retirée à l'intérieur en cas d'attaque. Ce devait être le logis du seigneur et de ses proches. Aucune fenêtre dans le mur, une archère primitive droite apporte une faible lumière. | |
| * | Le deuxième étage devait être la salle des gardes et de défense, encore des archères droites. Il est curieux de ne distinguer aucune trace de cheminée, de lavabo ou de latrines, ni de décors dans ces 2 étages. | |
| * | Le troisième niveau est la plateforme sommitale. L'absence de créneau pose quelques questions. | |
| * | Le passage entre les différents niveaux devait se faire avec une échelle en bois amovible, car aucune trace d'escalier est visible. | |
Histoire du château :
- * Au 1er siècle, le site est occupé par une petite fortification Romaine.
- * A l'époque Mérovingienne, ce lieu en hauteur a un rôle important pour la surveillance de la vallée du Rhône à cause des invasions des Sarrasins, puis des "barbares Germaniques". Les populations trouvent protection auprès des seigneurs locaux aux pouvoirs grandissants.
- * Vers 800, une chapelle occupe la partie Sud du site.
- * En 926, un oppidum est cité.
- * En 937, un petit village semble se construire proche de la hauteur.
- * Vers 1030, Bouchard, l'archevêque de Vienne donne à Guigues le Vion (voir liste des Dauphins) surnommé plus tard Guigues le Vieux, les terres du Sud Viennois (Vion est une localité située aujourd'hui en Ardèche). Il s'y s'installe dans le village d'Albon en construisant d'abord une motte castrale. Surveiller la vallée du Rhône est un pouvoir important.
- * Vers 1040, Henri II le Noir, empereur Germanique, donne à Guigues le Vieux (parfois nommé aussi Guigues Ier) des terres du Briançonnais. Albon devient le siège d'un nouveau territoire important.
- * En 1079, Albon devient château Comtal (titre accordé par l'archevêque à la famille d'Albon).
- * Au 12ème siècle, le château de bois fait place à un bâtiment en pierre.
- * En 1142, Guigues IV d'Albon est surnommé Dalphinus (Dolphinus est un prénom courant à cette époque, ce changement du O en A aura une conséquence 151 ans plus tard). La seigneurie se nomme : Delphinatus.
- * En 1162, la lignée des Albon de souche s'éteint. La 'maison de Bourgogne' devient maître du Comté. Le village est fortifié autour de son château.
- * En 1269, c'est une nouvelle famille qui règne sur ce territoire, elle se nomme : La Tour du Pin. Les fortifications du château sont améliorées.
- * En 1293, le territoire se nomme officiellement : le Dauphiné.
- * Au début du 13ème siècle, les murs de l'enceinte extérieure sont remaniés.
- * En 1349, le dauphin Humbert II cède sa région au plus offrant. Le Dauphiné est "transporté" (c'est le mot officiel utilisé pour ne pas blesser les seigneurs Dauphinois) dans le royaume de France (voir la liste des rois). C'est le début du déclin de l'importance du site.
- * A la fin du 14ème siècle, un incendie ravage la grange, les toitures s'effondrent, et certains murs tombent (la Aula. semble aussi touchée par ce désastre).
- * Vers 1405, la Aula est transformé en écurie.
- * Au milieu de 15ème siècle, il semble qu'un mur soit construit divisant l'écurie en 2 pièces.
- * Au 16ème siècle, Albon devient un des centres importants et très actif des Réformistes.
- * Vers 1576, Gordes, Gouverneur du Dauphiné, décide de faire raser le site des Réformistes. Par "miracle" la tour est épargnée.
- * En 1793, un télégraphe optique de Chappe est installé en haut de la tour.
- * En 1982, le site est inscrit aux monuments historiques.
- * En 1993, des fouilles sont organisées par une équipe internationale.
- * Au 21ème siècle, la visite est libre et gratuite. Le risque de recevoir une pierre est négligeable, excepté dans tour.
http://www.chataigneraie.com/activites_camping/anneyron/tour_albon.php
http://ecole-de-moras.ifrance.com/latourdalbon.htm
http://www.univ-lyon2.fr/recherche/laboratoires/les-fouilles-du-chateau-d-albon-drome--194940.kjsp
15 août 2010
assomption
http://apotres.amour.free.fr/page7/apparitionsdelaViergemarie.htm
http://apotres.amour.free.fr/page7/lesyeuxdemarie.htm
ASSOMPTION
de la très SAINTE VIERGE
(vers l'an 57)
Cette fête a pour objet de célébrer à la fois la bienheureuse Mort, la glorieuse Résurrection et la triomphante Assomption de la très Sainte Vierge au Ciel.
Jésus avait souffert la mort pour racheter le monde; Marie, dans le plan de la Providence, devait suivre Son divin Fils et mourir. Mais Sa mort ne ressembla en rien à celle du commun des hommes; elle eut pour unique cause l'excès de Son amour et de Ses désirs; elle ne fut accompagnée d'aucune douleur, ni suivie de la corruption du tombeau. Jésus devait tous ces privilèges à Sa sainte Mère.
La tradition rapporte que les Apôtres, dispersés dans l'univers pour prêcher l'Évangile, se trouvèrent miraculeusement réunis autour du lit de mort de Celle qui avait présidé à la naissance et aux premiers développements de l'Église. Trois jours après la mort de Marie, visitant le virginal tombeau avant de se séparer, ils furent les heureux témoins d'une grande merveille. On entendit dans les airs d'harmonieux cantiques; un parfum délicieux s'exhalait du tombeau de Marie; et lorsqu'on l'eut ouvert, on n'y trouva que des fleurs fraîches et vermeilles: les Anges avaient transporté dans les Cieux, en corps et en âme, la Mère du Sauveur.
On ne peut que soupçonner ici bas avec admiration l'accueil qui fut fait à Marie par la Très Sainte Trinité, à laquelle Elle avait été associée d'une manière si sublime dans le mystère du salut des hommes, par Jésus-Christ Son Fils bien-aimé, par les légions des Anges, les Patriarches, les Prophètes, tous les Saints de l'Ancien Testament et les élus de la loi nouvelle. Les plus grands serviteurs de Marie, dans leurs contemplations, se sont plu à dépeindre Son triomphe incomparable, Son couronnement, Sa gloire en ce grand jour.
Mais le triomphe et la gloire de Marie sont éternels. La fête de l'Assomption, outre Sa mort toute sainte, Sa Résurrection et Son couronnement, célèbre Sa royauté toute-puissante. Elle est la Reine du Ciel, la Reine des Anges et des Saints, la Reine de l'Église terrestre, la Reine de l'Église du Purgatoire; et c'est Elle que David a dépeinte dans ses Psaumes: "La Reine S'est assise à Votre droite, couverte d'un manteau d'or, environnée et tout étincelante des richesses les plus variées." L'Assomption de Marie réclamait une définition de foi: l'Église a proclamé ce dogme le 1er novembre 1950. Gloire à Marie!
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950
08 mai 2010
8 mai 1945
Quelques précisions : Mai 1945, 3 dates pour 2 armistices
Le 7 mai 1945 à 2h40, le général Jodl signa l’acte de reddition sans conditions de l’armée allemande à Reims dans le quartier général du général Eisenhower, commandant en chef des forces alliées en Europe.
Cet acte prévoit la fin des hostilités sur les deux fronts pour le 8 mai à 23h01. Le général de Gaulle annonça le 8 mai à 15 heures la fin des combats en France.
Staline considérant que l’armistice du 7 mai n’était valable que pour la zone ouest, décida d’en faire signer un à Berlin, dans la zone soviétique, le 9 mai à 0h28.
Dans le Pacifique, le Japon ne capitula que le 2 septembre 1945, après les bombes atomiques de Hiroshima et Nagasaki, lancées par les Etats Unis
.Comme chaque année, à l'occasion des cérémonies de la commémoration du 8 mai 1945, la même erreur historique sera commise. Nous pourrons encore lire dans la presse ou entendre à la télévision et à la radio, que l'on célèbre "l'armistice du 8 mai 1945" et la fin de la seconde guerre mondiale. Il est bon de rappeler que le 8 mai 1945, il n'y eu aucun armistice mais une capitulation sans conditions, ce qui est différent et n'implique pas les mêmes conséquences. Un armistice est une convention par laquelle des chefs militaires suspendent les hostilités sans mettre fin à l'état de guerre; à contrario une capitulation sans conditions est une convention réglant la reddition des forces militaires d'un pays et met fin à l'état de guerre. Le 7 mai 1945, à 2 heures 41, le général JODL, signe à Reims, l'acte de capitulation sans conditions de toutes les forces allemandes. Il n'y a jamais été question de la signature d'un armistice. La cessation des hostilités sera effective le 8 mai à 23 heures 1 GMT. Les soviétiques, pour lesquels la signature de Reims ne représente qu'un acte provisoire, désirent donner à l'événement une dimension beaucoup plus importante et symbolique. C'est la raison pour laquelle le 9 mai 1945 se déroule à Berlin une autre cérémonie. A OH16, le 9 mai 1945, tout le monde signe (le maréchal de Lattre de Tassigny pour la France) la fin des hostilités en Europe. Par ailleurs, si la capitulation sans conditions de l'armée allemande le 8 mai 1945 signifie la fin de la guerre en Europe, elle n'est pas synonyme pour autant de la fin de la seconde guerre mondiale. Dans le pacifique, la guerre n'est pas finie. Il faudra encore plus de trois mois et les deux attaques atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, pour que les japonais se rendent, eux aussi, sans conditions, et que la seconde guerre mondiale prenne officiellement fin en septembre 1945. L'utilisation du mot "armistice" pour le 8 mai 1945 s'avère donc être non appropriée. Il est dommage que depuis de nombreuses années, cette inexactitude historique soit régulièrement employée
28 janvier 2010
FAUCEMAGNE
Faucemagne,
http://henrysuter.ch/glossaires/topoF0.html
26 janvier 2010
ST RAMBERT D ALBON photos
.
Le phare d'entrée de la Drôme
LOCOTRACTEUR situé vers la gare
AVION(illuminations) situé vers la Mairie
Mairie de St Rambert d'Albon Maire Gérard ORIOL
Clou fixé sur le mur de la Mairie"Passage Napoléon"
Un immense décor de 1450m²...
Ce château d'eau de St Rambert d'Albon, très "signalétique" a été commandité par le Conseil Général de la Drôme, pour marquer l'entrée de cette région. Il est le phare d'entrée visible de l'autoroute par quelques milliers d'usagers chaque jour!
23 janvier 2010
carte de FRANCE EN 1429
02 janvier 2010
ST RAMBERT D ALBON JADIS
Le saviez vous ? "STATION FIGLINAE" à l'époque GALLO ROMAINE
1° Par les documents géographiques anciens. — La Table de Peutinger mentionne, sur la route de la rive gauche du Rhône, à dix-sept milles de Vienne et à seize de Tain, la station de Figlinae. Elle devait se trouver près de Saint Rambert d'Albon : Andancette -FIGLINIS -
http://www.dailymotion.com/video/x4eal3_effondrement-de-figlinae
là habitait un de ces potiers allobroges dont l'industrie était une des richesses du pays.
2° Par les documents du moyen age, les chartes surtout : Figlinae est devenu Feliniae, Fellinae, Felineae, Filinae, Fillinae
_A St Rambert, la ruine du "Cappa", qui faisait partie d'un ensemble de magasins et d'entrepôts à proximité du Port de Champagne, a pratiquement disparue. L'autre témoignage de cette époque, un bâtiment important avec une grande voûte, fut entièrement détruit lors de la construction de la gare de chemin de fer.
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Epoque Moyen Age
Saint-Rambert-d’Albon, cne du con de Saint-Vallier.
— Sanctus Renebertus, 1300 (Choix de doc., 47).
— Sanctus Raymbertus, 1307 (Itin. des Dauphins).
— Locus et borgia Sancti Ramberti, 1392. (arch. de la Drôme, E 3589).
— Portus Sancti Reneberti, XIVe siècle (Choix de doc., 47). Avant 1790, Saint-Rambert-d'Albon était une paroisse du diocèse de Vienne et de la communauté d'Albon, dont l'église était celle d'un ancien prieuré de bénédictins, de la filiation de l’Île-Barbe
— Ecclesia Sancti Ragneberti de Fulcimagna, 1183 (Mas. de l’Isle-Barbe, 116),
— Prioratus Sancti Ragneberti de Fucimaigni, de Foncigniani et de Fuscimaigni, prioratus Sancti Reneberti Fucimagni et de Faucimagny , prioratus Sancti Ragneberti de Faucimagni, XIIIe siècle (Cart. de l’Île-Barbe, ch. 77, 83 et 84),
— Prioratus de Fuscimagny, 1268 (Masures de l’Isle-Barbe, ch. III),
— Prioratus Sancti Ramberti, XIVe siècle (Pouillé de Vienne),
— Priaratus Sancti Regneberti Fuscimaigny, 1500 (archives du Rhône, fonds de l’Île-Barbe),
— qui fut supprimé au XVIIe siècle, et dont les dîmes appartenaient au curé, par abandon du prieur.
Au point de vue féodal, Saint-Rambert-d'Albon faisait partie du comté d'Albon (voir ce nom) et il s'y leva , jusque vers la fin du XVIIe siècle, un péage
— Pedagium Sancti Ramberti, 1394 (arch. de l’Isère, B 2817)
— appelé, tour à tour, Foires de Saint-Rambert
— Feriœ Sancti Ramberti, 1445 (Valbonnais, I, 89)
— et Patte de Saint Rambert, — qui constitua jusqu'en 1638, date à laquelle il fut aliéné, un revenu pour le domaine royal.
En 1790, cette paroisse fut comprise dans la municipalité d'Albon ; mais elle en a été distraite le 20 mai 1840, pour former une commune distincte du canton de Saint-Vallier.
BasaniÈres, us. et quart. cne de Saint-Rambert-d’Albon.
Clavettes, h. cne de Saint-Rambert-d'Albon.
Coinaud, quart. cne de Saint-Rambert-d'Albon.
Fixemagne, h. cne de Saint-Rambert-d'Albon.
Fouillouses (Les), f. et quart. cne de Saint-Rambert-d'Albon.
Port-de-Champagne (Le), port sur le Rhône et quart. cne de Saint-Rambert-d’Albon.
TÊpes (Les), quart. cne de Saint-Rambert-d’Albon. — Les Tespes (Cassini).
TulandiÈre, f. et quart. cne de Saint-Rambert-d’Albon. — Tholandières, 1763 (terr. de Champagne). — La Tulondières (Cassini).






















